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Article 39 |
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Fantômes d'antan
Les récits suivants ont été publiés dans d'anciennes revues spirites. Ils sont tous sensés être dignes de foi selon les auteurs. Le magazine France Lecture est heureux de vous faire revivre le charme incomparable de ces vieilles histoires de fantômes, d'apparitions, de contacts avec l'Au-delà et de manifestations paranormales.
Marie Je ferai remarquer que la mère de ma femme était morte quarante-cinq ans auparavant, et sa soeur il y avait six ou sept ans. Je gardai naturellement le secret sur ce qui s'était passé chez Miss White. Trois jours après, la garde-malade accourut, tout agitée, pour m'avertir que l'état de ma femme avait empiré, qu'elle donnait des signes évidents de délire, qu'elle avait appelé tout à coup sa mère et sa soeur Marie, après quoi, elle s'était jetée en bas du lit et avait couru vers la porte en criant : "Reste Maman ! Arrête-toi, Marie ! Ne vous en allez pas encore ! "
Peu après cet incident
frappant, j'allai de nouveau consulter Miss White. Aussitôt la séance
commencée, la même entité se présenta. J'étais alors très préoccupé, parce
que, depuis quelques jours, ma femme ne pouvait plus garder aucun aliment
solide ou liquide, pas même le lait et l'eau. Elle était totalement épuisée,
d'autant plus qu'elle était atteinte d'une insomnie récurrente. "Marie"
conseilla de lui administrer du café très fort et très chaud, avec un peu de
crème, du sucre et du biscuit à la crème. Quoique cette "prescription" me
surprît, je décidai de la préparer et de la lui administrer. La malade la
prit volontiers, et contre toute attente, la digéra parfaitement; elle put
ensuite dormir longtemps et pendant plusieurs jours ne vécut pas d'autre
chose. Peu à peu, toutefois, elle ne put retenir même cet aliment.
Quelques jours après,
vers 3 ou 4 heures du matin, j'allai remplacer la garde-malade, qui
m'avertit : "Mammie (faisant allusion à ma femme) a dit tout à
l'heure avoir vu de nouveau sa soeur Marie." Et quelques instants après ma
femme murmura doucement : "Je m'en vais". En disant ces mots, elle exhalait
son dernier soupir.
J’ai parlé de ces bruits inexplicables à mes
camarades du régiment qui sont venus dormir successivement sur le sofa de ma
chambre et ont entendu, les uns après les autres, les bruits que j’avais
moi-même constatés. A quelque temps de là, il tomba malade, et comme sa maladie tendait à empirer, le docteur lui conseilla de changer tout de suite de logement, sans donner à ce sujet aucune explication. M. de Steigner déménagea en effet. Quand il fut convalescent, il insista auprès du docteur pour connaître la raison qui l’avait amené à lui conseiller de déménager. C’est alors que le médecin lui confia que le logement où il s’était trouvé avait une réputation déplorable : un homme s’était pendu dans la chambre qu’il avait occupée et un autre y avait été tué ! Anatomy of sleep p. 479 – Dr Edward Binns – Communiqué par Lord Stenhope, ami du protagoniste de l’événement Mrs de Steigner
Ce bataillon appartient à la brigade des
volontaires du district nord-ouest de l'Angleterre, qui, depuis le jour de
sa formation, a toujours été commandée par le lieutenant-général en
question. On avait réalisé des modifications importantes dans la salle du
mess; après les restaurations, elle avait été ornée d'un superbe portrait du
général. Or, ce portrait se détacha inexplicablement de la paroi, tombant
sur le parquet, le mercredi 29 décembre, à 3h40. C'était l'heure où le
général avait quitté son escorte pour continuer seul le chemin vers Jamrud,
à travers un pays ennemi. Light 1898 page 55
Chère Maman, je vais te raconter un fait qui t'intéresse. La mère de Jeanne Dumière est morte. Elle est restée 8 jours à l'hôpital, le huitième jour, la soeur qui la veillait dit au mari de la malade: "Venez demain sans faute, vous ou votre fille, car l'état de Mme Dumière est grave.
Le soir, les membres de la famille se couchent
tous en peine. mais voilà que, juste sous le coup de 4 heures du matin, le
lit où se trouvent Jeanne et sa soeur aînée est secoué ou plutôt soulevé
avec violence. les deux jeunes filles ont été immédiatement réveillées et
ont bien pensé: "Maman doit être morte". Le colonel D.F. était une excellente personne, officier à l'ancienne manière et ami zélé mais pour s'être uni en secondes noces avec une femme de religion différente de la sienne, il eu des difficultés acerbes avec ses parents. Ses enfants furent, avec son consentement, élevées dans la religion maternelle, tandis que le père restait fidèle à celles de ses pères. Sa dernière heure arrivée, et se sachant condamné pour maladie incurable, le pauvre colonel ne voulait pas se laisser convaincre de se faire assister par un ministre d'un autre culte: mais sa femme, dans l'intérêt de ses enfants, prétendit qu'il se soumît aux formes de sa confession.
Je n'entrerai pas dans les détails. Je tiens
seulement à déclarer que je m'éloignai de cette famille, sans cesser
néanmoins de me procurer des nouvelles de l'officier. J'avais alors chez
moi, bien plus en qualité d'amie que de subordonnée, une chère, bonne et
intelligente jeune fille, Zaïre T., de tempérament très nerveux et
hypersensible, un tantinet hystérique, et, selon ses dires, douée de de
médiumnité prouvée.
- Il y a quelqu'un sous le lit !
Florence. Mars 1916. Annette Boneschi Ceccoli - Revue Luce e Ombra 1916, page 142. Une musique céleste Le rapport suivant a été écrit par Miss Horne, fille de la percipiente, et a été adressé à Miss Ina White; qui l'a transmis aimablement à la Society for Psychical Research. Il a été ensuite réexpédié à la mère de Miss Horne pour qu'elle le signe à son tour; en ces conditions, le rapport, bien qu'il ait été écrit par une tierce personne, doit être enregistré parmi ceux obtenus de "première main".
Aberdeen. 25 novembre 1890. Le fait a
eu lieu il y a une trentaine d'années, mais il reste gravé dans la mémoire
de ma mère de telle façon qu'elle se le rappelle comme si c'était hier. Ma mère se sentit comme paralysée sur place, ce qui fait qu'elle sonna pour appeler la bonne; elle lui dit de regarder qui était entré dans le salon. La bonne obéit, mais ne vit dans le salon que James, qui, droit à côté du piano, la reçut en disant: "Pas de papa!". Il faut dire que son père aimait beaucoup la musique et, quand il rentrait, il avait pour habitude d'aller droit au piano.
L'incident fit une telle impression sur
l'esprit de ma mère, qu'elle en prit note aussitôt, en enregistrant l'heure
exacte à laquelle il s'était produit. Six semaines après, elle reçut une
lettre du Cap dans laquelle on lui annonçait le décès de sa soeur; le jour
et l'heure du trépas correspondaient exactement avec le jour et l'heure où
ma mère, avec l'enfant, avaient perçu le morceau de musique transcendantale.
J'ajoute que ma tante décédée était une musicienne excellente et
passionnée". Un goût de paradis
Mlle M...; jeune fille de 14 ans, hystérique
et cataleptique, après avoir souffert des crises extrêmes et être passée par
toutes les phases du somnambulisme, avec éclosion d'une double personnalité,
présenta aussi de nombreux phénomènes d'extériorisation de la motricité,
aussi bien dans la transe que dans la veille. " J'ai été saisie par un besoin irrésistible de dormir. J'ai lutté fortement pour le vaincre, mais en vain, et j'ai perdu connaissance, en restant durant longtemps en des conditions comateuses. Quoique mon esprit se fût beaucoup éloigné du corps, j'étais à même de me voir étendue sur le lit, comme je le suis en ce moment. Mon intelligence était ailleurs, et je ne désirais nullement revenir en arrière; mais dans la nouvelle ambiance où je me trouvais, il y avait d'autres intelligences analogues à la mienne; ce sont elles qui m'ont obligées de rentrer dans mon corps. Combien je le regrette! J'étais si heureuse, là où j'étais! Tout était beau autour de moi, et j'aurais désiré y rester toujours. Je me suis trouvée, je ne sais comment, dans un parc merveilleux, où les arbres majestueux étaient de mille couleurs; ces couleurs se combinaient et fusionnaient avec des flots d'harmonie céleste, car la musique que j'entendais était une musique de paradis. Il faut vous dire que tous les sons qui se produisent sur la terre, y compris ceux qui proviennent du déplacement des objets, se reproduisent dans le monde spirituel, en se transformant en une grandiose musique universelle, dont vous ne pouvez vous faire aucune idée. Une feuille de papier que vous déchirez, une petite branche d'arbre que vous rompez, une pierre que vous lancez, le bruit des roues des véhicules, celui du chemin de fer, du serrurier qui frappe sur son enclume, le vent, la pluie, le tonnerre : tous les bruits, du plus faible au plus formidable, dans le monde où je me trouvais, se transforment en une musique parfaite et grandiose, qu'on ne peut comparer à rien de terrestre. Ces célestes harmonies avaient enchaîné ma volonté; j'étais trop heureuse, trop fascinée pour me mouvoir. Mais il y avait quelque chose de plus surprenant encore: ma vue dominait un horizon infini, et je pouvais voir simultanément de tous les côtés. Je suis restée longtemps à écouter et à contempler, sans apercevoir personne autour de moi, mais sachant, en même temps que je n'étais pas seule. Ensuite, tout à coup, sans que je pusse me rendre compte de ce qui arrivait, je me suis vue entourée des intelligences dont j'avais connu la présence par intuition. Mon bonheur a été à son comble lorsque, parmi elles, j'ai aperçu ma mère, avec laquelle j'ai causé longtemps. J'ai vu aussi d'autres parents et amis. Ah! Quel monde sublime était celui-là! Je ne voulais plus m'en aller; j'étais choquée par la pensée de revenir ici, dans ce vilain monde où l'on étouffe, où l'on souffre... Je me console en songeant que j'y reviendrai un jour, pour ne plus le quitter." Light (1898, page 347) Une harpe éolienne Au printemps de 1863, l'une de nos enfants, une fillette du nom de Lily, tomba gravement malade. Un jour, mon mari, rentrant à la maison vers 3 heures de l'après-midi, dit à Lily qu'il déjeunerait dans sa chambre pour lui tenir compagnie. J'étais assise à côté du lit de la malade, en lui tenant la main; mon mari déjeunait et causait, et un autre de nos enfants s'entretenait avec Lily, notre intention étant de distraire la malade. Tout à coup, notre attention fut attirée par les notes tristes d'une harpe éolienne, qui semblaient venir d'une armoire placée dans un coin de la chambre. Nous nous sommes tus aussitôt et j'ai demandé: "Lily, entends-tu cette douce musique?" Elle répondit que non, ce qui me surprit d'autant plus que l'enfant avait une grande passion pour la musique. En attendant, ces accords mélodieux avaient augmenté de sonorité. La chambre en paraissait tout envahie. Ensuite, peu à peu, ils s'éloignèrent, par l'escalier, jusqu'à s'éteindre complètement. Cette musique a été aussi perçue par la bonne qui se trouvait à la cuisine, bien que celle-ci fût deux étages au-dessous, comme elle a été entendue par notre fille aînée qui, à ce moment, se dirigeait à la dépense. Elle s'était arrêtée dans le couloir, écoutant, se demandant avec surprise d'où venaient ces mélodies. Pendant qu'elle était encore là, elle a été rejointe par la bonne, qui lui a demandé: "Qu'est-ce que c'est que cette musique?" Quatre heures venaient de sonner depuis peu.
Le lendemain (dimanche), ma tante, avec ma
vieille nourrice, vinrent visiter Lily. Elles entrèrent dans la chambre avec
mon mari, pendant que je me trouvais à la cuisine, occupée à apprêter un
gâteau au lait pour la petite malade. Tout à coup, les mêmes mélodies
tristes de harpe éolienne ont commencé à résonner. Elles ont été entendues
par les trois personnes réunies dans la chambre de Lily, comme elles l'ont
été par moi, à la cuisine. Or, il est à remarquer que cette musique a été perçue trois fois, trois jours différents, toujours à la même heure; et non pas uniquement par les personnes qui se trouvaient dans la chambre de la malade, mais par moi-même, par ma fille aînée et par la bonne quand nous nous trouvions deux étages au-dessous, et le deuxième jour, par ma tante et mes enfants, qui étaient dans la salle à manger.
J'ai surtout trouvé remarquable que l'enfant
malade, qui aimait passionnément la musique, n'ait rien entendu. Et il ne
pouvait pas y avoir d'erreur dans le jugement de la musique entendue, car il
n'y a pas un instrument joué par des mains humaines qui puisse rendre les
notes plaintives de la harpe éolienne. Nous demeurions dans cette maison
depuis six ans et y sommes restés douze ans encore, sans jamais avoir
entendu, ni avant ni après, une musique de cette sorte.
Le tintement d'une sonnette Dans la nuit du 10 au 11 octobre, trois jours après la mort d'Alexandre, ma femme et moi nous nous éveillâmes entre 2 et 3 heures du matin. Ma femme me demanda si je n'entendais pas une sonnette qui tintait sans cesse. J'écoutai. Je l'ai nettement entendue, mais je n'y ai pas prêté attention, supposant qu'il s'agissait d'une illusion des sens. La nuit suivante, à la même heure, nous nous trouvâmes de nouveau éveillés pour entendre encore le tintement de la même sonnette, qui, cette fois, paraissait sonner bien plus vigoureusement.
Nous fûmes d'accord pour comparer le son à
celui d'une sonnette peu harmonieuse, mais dans les vibrations de laquelle
il y avait quelque chose de musical. Nous avons écouté longuement en
silence. Enfin, j'ai demandé à ma femme de m'indiquer de quelle direction
lui semblait venir le son, et lorsqu'elle m'indiqua exactement la même
direction dans laquelle je le percevais moi-même, le coeur me bondit dans la
poitrine d'étonnement. Mes deux enfants, malgré leurs efforts d'attention,
n'entendaient rien. Au cours de la troisième nuit, à la même heure, la
manifestation se renouvela ponctuellement. Seulement, leur disparition réveilla de nouveau en moi le doute que cette prétendue "musique des sphères" ne fût qu'une conséquence de la dépression de nos esprits. ma femme commençait déjà à partager mes doutes, et ceci la rendait désillusionnée et triste. Mais voilà qu'après huit jours, la musique reprend avec des sons plus harmonieux que jamais, poursuivant ainsi jusqu'au jour de Noël. A la veille de cette fête, elle reprit avec une vigueur extraordinaire, en retentissant limpide, mélodieuse, et en parodiant une variété de rythmes absolument nouveaux. Après Noël, elle cessa encore. Le jour de l'An, nous pensions qu'elle devait se faire entendre, mais nous avons été déçus, ce silence se prolongea durant presque tout le mois de janvier. Ainsi, ma femme et moi avions entendu cette musique dans les conditions d'esprit les p^lus différentes. Aussi bien lorsque nous étions préoccupés ou déprimés, que quand nous étions sereins et calmes. Quand nous étions bien portants comme quand nous étions malades. Ces différentes circonstances ne modifiaient point sa modalité, et elle nous parvenait toujours de la même direction. Aussi, tout bien considéré, il ne nous était plus possible d'éprouver le moindre doute au sujet de sa réalité. Dans cette deuxième période de silence, nous croyions que la musique avait cessé définitivement. Au contraire, elle recommença vers la fin de janvier, en changeant totalement de nature. Ce n'étaient plus des sonnettes qui tintaient, c'était un concert de flûtes. Au commencement de mars, nouveau changement. La musique devint particulièrement mélodique. Mais ce n'étaient plus des flûtes qui jouaient. Il s'agissait d'in choeur vocal avec accompagnement d'instruments musicaux. A un certain moment, nous avons cru tous les deux avoir saisi quelques mots du choeur, mais ce ne fut qu'un instant. Le 21 mars, anniversaire de ma femme, la musique modifia de nouveau sa nature, en devenant encore plus mélodieuse, mais, en même temps, produisant en nous un sentiment presque de peur. Ni ma femme ni moi ne sommes jamais parvenus à trouver une analogie avec quelque son terrestre capable de fournir une idée de ce que cette musique était pour nous.
Journal of the S.P.R. (vol. IX, page 89)
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FRANCE LECTURE ésotérisme |
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