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Chapitre du livre de Jean Pernin «
Passeport pour l’Au-delà » publié par Louise Courteau
Éditrice. Il s’agit d’un message communiqué par l’intermédiaire de son fils
Olivier, décédé en juin 1995.
ALZHEIMER
e
vendredi 25 mai 2001, je reçois, contre toute attente, un message du Docteur
Alzheimer. Je ne suis pas surpris par ses révélations, elles ont pour but
d’aider tous ceux qui souffrent à mieux comprendre le mécanisme de
certaines maladies, et en particulier de celle qui nous préoccupe. Le
message du 1er septembre 2000 allait déjà dans ce sens, il
apportait un premier éclairage.
« La
maladie d’Alzheimer, n’est pas une simple maladie mentale comme semblent le
croire de très nombreux médecins. Le médecin qui l’a découverte est avec
nous, il va t’apporter les conclusions de ses travaux.
Non,
vous ne rêvez pas ! Vous êtes bien en communication directe avec le Docteur
Alzheimer qui a consacré sa vie à la recherche des causes de cette atroce
maladie qui porte son nom. Tout va vous être révélé sur l’origine de cette
maladie, qui fait terriblement souffrir les patients qui en sont atteints et
tout leur entourage. La maladie dont il est question est une maladie très
complexe, elle relève bien évidemment d’une défaillance cérébrale, mais
également d’un trou béant de l’aura éthérique.
Même
les plus grands savants ne sont pas actuellement en mesure de comprendre le
sens de ces paroles, parce qu’ils ne prennent en compte que leurs
connaissances scientifiques pour poser un diagnostic.
La
maladie qui est au centre de notre échange est l’une des plus difficiles à
appréhender parce qu’elle touche, d’une part, un organe physique
incomplètement connu qui s’appelle le cerveau, et d’autre part : ce corps
invisible qui interagit toujours avec le physique. Lui-même peut amplifier
la maladie du patient ou le guérir sans que la médecine n’y comprenne
goutte.
Nous
avons la chance dans notre monde, d’observer l’ensemble des processus
déclencheurs de ces maladies qui sont l’obsession quotidienne de l’être
humain. Le cancer fait partie de celles-là, il est, sous une forme
légèrement différente, organisé de la même façon.
Ne
pas rompre l’équilibre entre vos deux corps, ne pas tomber dans les excès de
toutes sortes, qu’ils soient physiques ou mentaux, est un gage de bonne
santé. Les excès n’ont jamais été profitables à ceux qui s’y sont livrés.
Faites en sorte de profiter de tout ce qui vous est offert par la nature,
mais n’abusez jamais de ses bienfaits. Les vérités sont simples à dire et
plus simples encore à comprendre. Pourtant, l’homme n’écoute que ce qui
l’arrange et, surpris par la maladie qui le terrasse, il n’en comprend
malheureusement pas toujours la raison.
Hors
de moi l’idée de vous donner la recette qui vous épargnera totalement de la
maladie, parce que la maladie est également une épreuve à vivre pour
soi-même et pour les autres. Mais si vous suivez mes conseils avisés, vous
pouvez en sachant désormais tout cela vous épargner beaucoup de souffrances
inutiles.
La
maladie qui porte mon nom a donc une relation directe avec le corps
spirituel qui, par son évolution positive, peut dans de très nombreux cas
renforcer un corps physique complètement défaillant.
Savez-vous par exemple pourquoi Marthe Robin, s’alimentait si peu ? C’est
parce qu’elle vivait sans doute davantage avec son corps spirituel plutôt
qu’avec son corps physique. Ce dernier ayant besoin d’une nourriture
matérielle abondante, l’autre se contentant d’une légère collation, sans
pour autant qu’il s’en trouve affaibli dans ses réactions.
Lutter contre la maladie n’est pas aisé, parce que bien
souvent le mental du malade est atteint et la conscience est, de ce fait,
altérée et sans réaction. Par son processus complexe dont j’ai parlé
tout à l’heure, la maladie d’Alzheimer est renforcée par cette absence de
combativité de l’individu. Absence due, je le souligne à nouveau, non
seulement par la dégradation des cellules neuronales, mais également par
l’agression externe de forces occultes impitoyables, qui s’acharnent contre
le malade en toute tranquillité.
Mes travaux m’avaient conduit sur terre, à la conclusion
scientifique incomplète mais néanmoins satisfaisante pour la plupart de mes
éminents collègues. Ici, j’ai trouvé la réponse
absolument complète aux travaux et recherches que
j’ai poursuivis. Rassembler les deux corps était indispensable pour
progresser dans la découverte de la maladie.
Le traitement de cette affreuse maladie passe
par l'administration de médicaments chimiques, mais également et je dirai
surtout, par la compréhension de ces attaques occultes et invisibles qui
paralysent le malade, et le soumettent entièrement aux puissances négatives
destructrices.
Les cellules détruites ne se reconstituent
pas. C'est donc très en amont de la maladie, dès les premiers symptômes
qu'il convient d'agir. C'est lorsque le malade est encore conscient et en
mesure de se rendre compte de son état, qu'il lui faut connaître le
mécanisme déclencheur de la maladie. C'est à ce stade qu'il faut agir, le
plus tôt est le mieux parce que cette maladie est irréversible. Si le malade
est suffisamment conscient qu'il est atteint par l'action de Satan, il s'en
libèrera lui-même avec l'aide de la prière.
Le traitement ne sera pas le même pour tous
les malades. Il faudra dans certains cas exorciser le patient pour chasser
l’intrus indésirable dont j’ai déjà parlé, c’est à dire déloger les ombres
sataniques qui régissent le fonctionnement des neurones. Il s’agit de
l’enlèvement du mal par la seule injonction du Christ. La décision sera
prise en urgence parce que stopper l’action de destruction des cellules
nerveuses est, à un stade avancé de la maladie, quasiment impossible. Dans
ce cas, le malade échappe complètement au contrôle de la médecine, quelle
qu’elle soit, et se livre corps et âme aux forces de la nuit. L'histoire est
remplie d'expériences similaires.
Ne soyez pas critiques à l'égard de
l'exorciste, là où vous échouerez, il réussira.
Mes chers confrères, enlevez de votre cerveau
( cet organe qui vous est cher dans vos recherches, et qui constitue à vos
yeux le seul coupable de certaines maladies ) la certitude de détenir
l'entière vérité. Rares sont dans votre corporation les médecins prosaïques
et pragmatiques. La santé de l'homme n'appartient pas aux seules vertus
physiologiques, n'oubliez jamais que votre corps physique n'est qu'une pâle
copie de vos attributs éthériques. Soyez plus humbles et acceptez
d'appréhender la maladie d' Alzheimer sous un jour nouveau.
La schizophrénie et certaines formes de
cancer sont engendrées par le même processus. De grâce, Messieurs les
psychiatres et autres médecins orgueilleux, arrêtez de traiter de fous et de
déments les gens qui n'en sont pas. Aidez-les plutôt à sortir de leur
inconfort en suivant mes conseils. Les traitements que vous leur faites
absorber, sans état d'âme, n'auront aucun effet sur le long terme. Ils
serviront uniquement à masquer un problème, ou le développement de certaines
facultés inconnues de vous, qui sera de toute manière, inéluctable.
Ai-je assez détaillé mon exposé ? L’ai-je simplifié suffisamment pour
faciliter la compréhension du plus grand nombre ? Je l’espère de tout cœur.
En tout cas, je suis sûr d’une seule chose : je n’aurai pas réussi à
convaincre mes anciens partenaires qui restent pour la plupart, engoncés
dans leurs vieilles croyances d’un corps unique composé de chair et d’os, et
sûrs de leur fait.
Les
croyances qui sont les leurs seront fortement ébranlées à très court délai.
Les disciples des médecines parallèles, complémentaires à la médecine
traditionnelle, n’auront pas beaucoup de mal à s’imposer en face de
l’arrogance des praticiens, dits modernes, qui ne savent absolument rien
des organes vitaux inaltérables et supérieurs, qui génèrent la vie de tout
être humain.
Vous, mes confrères, faites les efforts que nous attendons pour avancer dans
la vérité d’une médecine, qui vous apportera les plus grandes satisfactions.
Publié en avant-première avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Il s’agit ici d’un message
communiqué par l’intermédiaire de son fils Olivier, décédé en juin 1995.
Rappel du titre du livre:
«
Passeport pour l’Au-delà » publié
par Louise Courteau Éditrice.
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es découvertes de la physique moderne, atomique et
subatomique, ont entraîné une véritable révolution en rendant possible
l'arsenal nucléaire. Mais les mêmes découvertes ont eu des effets, tout
aussi révolutionnaires, dont on est moins conscient, d'ordre intellectuel,
culturel et même spirituel, autrement dit dans le domaine des concepts, des
idées, des philosophies.
Le modèle de l'univers que propose la
physique classique considère que la matière est composée d'éléments solides,
les atomes, constituant les objets qui forment un tout semblable à une
grande machine. On croyait que cette grande machine fonctionnait selon des
principes mécaniques sans aucun rapport avec le monde de l'esprit; on
croyait aussi que les fonctions de l'univers étaient indépendantes et
qu'elles ne pouvaient pas être affectées par l'observation scientifique.
Selon le modèle que propose la physique
moderne - la théorie de la relativité, celle des quanta et les autres qui en
découlent -, l'univers apparaît au contraire comme un tout unifié,
organique, holistique; comme un processus dont tous les facteurs sont reliés
entre eux - en interaction. On ne peut séparer de l'ensemble aucun élément
sans le détruire. Ce qui paraît évident lorsqu'il s'agit de l'homme, qu'on
ne peut séparer de son environnement sans le détruire. Mais la physique
moderne a démontré que cette interdépendance des éléments d'un système entre
eux, et de chaque élément par rapport à l'ensemble, est vrai non seulement
des organismes vivants mais aussi de ce que nous appelons la matière
inorganique.
Le
docteur Fritjof Capra,
physicien, disait dans une interview :
"Pour la physique moderne, il n'y a pas dans
l'univers de substance matérielle de base. Au-delà de l'atome, on débouche
sur les particules qui ne sont pas de la matière comme telle mais des
patterns d'énergie...
"Dans la physique classique, il y avait cette
notion que les objets sont faits de substance matérielle. Mais lorsqu'on
grossit ces objets, lorsqu'on cherche à savoir de quoi ils sont faits, on
découvre qu'ils sont faits d'atomes et les atomes, de particules. Mais ces
particules, elles, ne sont pas constituées d'une substance qui soit
matérielle. Ce sont comme des amas d'énergie.
"Ces particules sont en transformation
constante. On ne voit donc jamais aucune substance matérielle, mais on
assiste plutôt à un processus ininterrompu.
"Un processus de quoi? Il n'y a pas de
réponse, ajoute le Dr CAPRA. Car, il n'y a pas de substance. Les bouddhistes
en avaient l'intuition : l'univers, en définitive, est un processus de
transformation, qui agit selon des patterns, mais sans aucune substance
matérielle."
"... l'univers est engagé dans une danse cosmique
ininterrompue. C'est un système composé d'éléments inséparables, sans cesse
en mouvement, animés par un continuel processus d'interaction. L'observateur
en fait partie intégrante. Ce système reflète une réalité, située au-delà du
monde de la perception sensorielle ordinaire, il implique des dimensions
plus vastes et transcende le langage ordinaire et la logique raisonnante."
On pouvait donc croire, vers la fin du siècle
dernier, que l'explication de l'univers physique serait matérialiste. Mais
on sait aujourd'hui que la matière n'existe pas. Ce qu'on appelle la matière
est, en fait, de l'énergie. L'effondrement de la matière : de
l'explication matérialiste de l'univers physique, devait par ailleurs
entraîner la chute de la Raison, considérée à un moment comme la
souveraine du monde de la pensée. On sait maintenant que l'intuition joue un
rôle déterminant dans la créativité, tant chez l'homme de science que chez
l'artiste. Mais, surtout, on sait, depuis en particulier la révolution de la
cybernétique et des sciences de la communication, que c'est dans
l'interaction des facultés, comme par ailleurs et plus généralement, de
tous les éléments d'un système quel qu'il soit, que réside le fonctionnement
dynamique et harmonieux.
Dans l'interaction, par exemple, des deux
modes de pensée, l'occidental et l'oriental; comme de la raison et de
l'intuition : de l'hémisphère gauche du cerveau, qui commande en partie la
raison, et de l'hémisphère droit, qui commande en partie l'intuition; ou
encore, dans l'interaction de la science et de la mystique.
* * *
Extraits choisis du Tao de la physique de Fritjof Capra
La
connaissance et
les
activités rationnelles
constituent certainement
la
majeure partie
de
la
recherche scientifique, mais non pas
le
tout. La
part rationnelle
de
la
recherche serait,
de
fait, vaine si elle
n'était pas complétée par l'intuition, qui donne aux scientifiques
de
nouveaux aperçus et
les
rend créatifs. Ces aperçus sont soudains et, d'une manière caractéristique,
surviennent non pas lorsqu'on est assis à une table
de
travail, à résoudre
des
équations, mais lorsqu'on se détend dans son bain, durant une promenade
en forêt, sur
la
plage,
etc. Durant ces périodes
de
relaxation
après une activité intellectuelle
concentrée, l'intuition semble
prendre la
relève et peut produire l'aperçu lumineux et soudain qui procure tant
de
joie et de
délices au chercheur."
Au niveau subatomique,
la
matière n'existe pas avec certitude
à des
places
définies, mais manifeste plutôt une "tendance à exister", et
les
événements atomiques ne surviennent pas avec certitude,
mais manifestent plutôt
des
"tendances à survenir". Dans
la
formulation
de
la
théorie quantique, ces tendances sont exprimées comme
des
probabilités et sont associées aux quantités mathématiques qui prennent
la
forme d'ondes.
La
théorie quantique révèle
l'unicité de
l'univers. Elle
montre que nous ne pouvons décomposer
le
monde
en ses plus petites unités existantes."
En physique
atomique, nous ne pouvons jamais parler
de
la
nature sans, simultanément, parler
de
nous-mêmes."
La
similitude
devient
apparente dans
les
théories des
quanta et de
la
relativité,
et devient
même plus manifeste dans
les
modèles
"quantiques-relativistes"
de
physique
subatomique où ces
deux
théories se combinent pour produire
le
plus frappant parallèle
avec la
philosophie orientale."
La Réalité est nommée Brahman dans l'hindouisme, Dharmakana dans
le
bouddhisme,
Tao
dans le
taoïsme.
Parce qu'elle
transcende
tous les
concepts et
les
catégories,
les
bouddhistes l'appellent
aussi Tathata, ou "réalité telle
qu'elle
est" . Ce que l'âme désigne comme réalité telle
qu'elle
est, c'est l'unité
de
toutes choses,
le
Grand Tout ."
On est conduit à
la
nouvelle
notion d'une totalité continue infirmant l'idée classique
de
déconstruction du monde
en parties existant séparément et indépendamment (...) Nous avons inversé
la
notion traditionnelle
selon laquelle
les
"parties élémentaires" du monde
en constituent
la
réalité fondamentale,
et les
divers systèmes sont seulement
des
figures et
des
combinaisons particulières et contingentes
de
ces parties. Nous dirons plutôt que l'interconnexion quantique
de
l'univers dans son ensemble
est la
réalité fondamentale
et que les
parties fonctionnant
de
façon relativement
interdépendante sont simplement
des
formes particulières et fortuites à l'intérieur
de
cet ensemble.""
Selon Tchouang-tseu : "La
relation
avec le
corps et ses éléments disparaît.
Les
organes des
sens sont laissés
de
côté. Ainsi, quittant
la
forme matérielle
et disant adieu à mon savoir, je
deviens
uni à l'omniprésent. Cela
je l'appelle
s'asseoir pour oublier tout."
Bien entendu,
la
physique
moderne
fonctionne dans un cadre très différent, elle
ne peut aller
aussi loin dans l'expérience
de
l'unité de
toutes choses. Mais, avec
la
théorie atomique, elle
a accompli un grand pas vers
la
vision du monde
des
mystiques orientaux.
La
théorie quantique a aboli
la
notion d'objets séparés et introduit
la
notion de
participant pour remplacer
celle
d'observateur ; il est désormais nécessaire d'inclure
la
conscience humaine dans sa
description
du monde.
On en est venu à percevoir
le
monde
comme un tissu
de
relations
mentales
et physiques,
dont les
éléments sont définissables
seulement
dans leur
rapport à l'ensemble."
Les
physiciens modernes,
par conséquent,
devraient
pouvoir pénétrer
le
sens des
enseignements centraux
de
l'Orient en
les
rapprochant
des
expériences dans
leur
propre champ. un nombre peu élevé,
mais croissant,
de
jeunes physiciens a même trouvé une telle
approche de
la
spiritualité orientale
extrêmement précieuse et stimulante."
Force et matière, particules
et ondes,
mouvement et repos, existence et non-existence. Voici quelques-uns
des
concepts opposés ou contradictoires qui sont dépassés en
physique
moderne."
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Niels Bohr était bien
conscient du parallélisme entre son concept
de
complémentarité et
la
pensée chinoise. Lorsqu'il visita
la
Chine en 1937, à un moment où son interprétation
de
la
théorie quantique était déjà complètement élaborée,
il fut profondément impressionné par l'ancestrale
idée chinoise
de
pôle
opposés et dès lors, il porta un vif intérêt à
la
culture extrême-orientale.
Dix ans plus tard, Bohr fut fait chevalier en récompense
de
ses éminentes réalisations scientifiques et ses importantes
contributions à
la
vie culturelle
danoise ; et, lorsqu'il eut à choisir une arme pour son blason,
son choix se porta sur
le
symbole
chinois
de
T'ai-Chi représentant
la
relation
complémentaire
des
archétypes opposés yin et yang . En choisissant ce symbole
pour son blason
avec
la
devise
Contraria sunt complementa
("Les
opposés sont complémentaires"), Niels Bohr reconnaissait
la
profonde
harmonie entre l'ancienne sagesse extrême-orientale
et la
science moderne
occidentale."
|
La
physique
moderne
a confirmé
de
façon spectaculaire
l'une des
idées de
base de
la
spiritualité extrême-orientale
: tous les
concepts que nous employons pour décrire
la
nature sont limités, ce ne sont pas
des
caractéristiques
de
la
réalité comme nous avons tendance à
le
croire, mais
des
créations de
l'esprit, parties
de
la
carte et non du territoire. Toutes
les
fois que nous élargissons
le
domaine de
notre expérience,
les
limitations
de
notre pensée rationnelle
deviennent
évidentes
et nous devons
modifier, voire abandonner, certaines
de
nos conceptions."
Il faut à la
lumière huit minutes pour se propager du Soleil
à la
Terre, et donc nous voyons
le
Soleil,
à tout instant, tel qu'il était huit minutes auparavant.
De
même, nous voyons
la
plus proche étoile
telle
qu'elle
existait quatre ans auparavant, et, avec nos puissants télescopes,
nous pouvons voir
des
galaxies
telles
qu'elles
étaient il y a
des
millions d'années."
Le
"paradoxe
des
jumeaux" ; "Ce qui est vrai
des
longueurs l'est également
des
intervalles
de
temps. Eux aussi dépendent
du système
de
référence mais, contrairement aux distances spatiales,
ils deviennent
plus longs lorsque
la
vitesse relative
à l'observateur augmente. Cela
veut dire que
des
aiguilles
de
montres en mouvement tournent plus
lentement,
le
temps ralentit.
Ces horloges peuvent être
de
types variés : pendules
mécaniques, électroniques,
ou le
battement d'un coeur humain. Si
de
deux
jumeaux l'un effectuait un rapide
aller
et retour dans l'espace, il serait plus jeune que son frère lorsqu'il
reviendrait, parce que tous ses "mécanismes" (organiques), son rythme
cardiaque, son flux sanguin, ses ondes
cérébrales,
etc. auraient ralenti
durant le
voyage, du point
de
vue de
l'homme sur Terre.
Le
voyageur lui-même, bien-entendu, n'aurait rien remarqué d'inhabituel, mais,
à son retour, il aurait soudain réalisé que son frère jumeau était
maintenant beaucoup plus âgé. Ce "paradoxe
des
jumeaux" est peut-être
le
plus célèbre
de
la
physique
moderne.
Il a provoqué
des
discussions animées dans
les
journaux scientifiques, dont quelques-unes se poursuivent encore ; c'est une
preuve éloquente du fait que
la
réalité décrite par
la
théorie de
la
relativité
ne peut être saisie par notre compréhension ordinaire."
L'intuition sous-jacente à l'interprétation que donne
le
physicien du monde
subatomique, en fonction du champ quantique, est très analogue à celle
du mystique oriental qui interprète son expérience du monde
en fonction d'une réalité sous-jacente ultime. A
la
suite de
l'émergence du concept
de
champ, les
physiciens ont essayé d'unifier
les
divers champs en un champ fondamental unique qui incorporerait tous
les
phénomènes
physiques.
Einstein, en particulier, consacra
les
dernières
années de
sa vie à chercher un tel champ unique.
Le
Brahman des
hindous comme
le
Dharmakana
des
bouddhistes et
le
Tao
des
taoïstes
peuvent être considérés, peut-être, comme
le
champ unifié suprême d'où proviennent non seulement
tous les
phénomènes étudiés en
physique,
mais aussi tous
les
autres phénomènes."
On peut expliquer
de
multiples
phénomènes en fonction
de
quelques-uns, et, par conséquent, comprendre divers aspects
de
la
nature d'une façon approximative sans avoir à
les
comprendre tous à
la
fois. Telle
est la
méthode
scientifique ; toutes
les
théories et tous
les
modèles
scientifiques sont
des
approximations
de
la
vraie nature
des
choses...
Dans la
vision chinoise du monde,
la
coopération harmonieuse
de
tous les
êtres provient non
des
ordres d'une autorité supérieure extérieure à eux, mais du fait qu'ils sont
tous les
éléments d'une hiérarchie d'ensembles
formant une structure cosmique, et obéissant aux exigences internes
de
leur
propre nature."
La
vision du monde
impliquée par
la
physique
moderne
est incompatible
avec notre société actuelle,
qui ne reflète aucunement l'interdépendance harmonieuse que nous observons
dans la
nature. Afin
de
réaliser un tel état d'équilibre dynamique, une structure économique et
sociale
radicalement
différente sera nécessaire : une révolution culturelle
au vrai sens du mot.
La
survie de
notre civilisation entière dépend peut-être
de
notre possibilité
de
réaliser une telle
transformation. Cela
dépendra, en
dernière
instance, de
notre capacité à adopter quelques-unes
des
attitudes
yin de
la
spiritualité orientale
; à faire l'expérience
de
la
totalité de
la
nature, et
de
l'art de
vivre en harmonie avec elle."
Lorsque les
physiciens se rendirent compte que l'univers pourrait, en fait, être
interconnecté d'une manière plus subtile
qu'on l'avait jusque-là pensé.
Le
nouveau genre d'interconnexion apparu récemment, renforce non seulement
les
similitudes
entre les
conceptions
des
physiciens et celles
des
mystiques, mais ouvre également
la
possibilité mystérieuse
de
relier la
physique
subatomique à
la
psychologie
de Jung
et, peut-être même, à
la
parapsychologie. Cela
éclaire
d'une manière nouvelle
le
rôle
fondamental
de
la
probabilité dans
la
physique
des
quanta."
Extraits
de
"Le
Tao
de
la
physique"
par Fritjof Capra (Paris, Sand, 1975).
* * *
Le docteur Fritjof Capra est
un physicien dont la réflexion a alimenté le développement sur les nouvelles
valeurs.
Après avoir obtenu son
doctorat à l'Université de Vienne, il a entrepris des recherches théoriques
sur la physique des hautes énergies, qu'il a poursuivies à l'Université de
Paris, à l'Université de la Californie, à l'Université Stanford et à l'Imperial
College de Londres. Il est aujourd'hui attaché au Lawrence Berkely
Laboratory et enseigne à l'Université Berkeley, en Californie.
Le Dr Capra a aussi
étudié les arts martiaux et la calligraphie avec un maître chinois. Il
médite et pratique régulièrement le T'ai-chi, la gymnastique chinoise qui
s'inspire de la philosophie taoïste.
Ses recherches sur la
physique des hautes énergies et ses études des philosophies orientales l'ont
conduit à s'intéresser aux parallèles qui existent entre la pensée des
physiciens modernes et celle des mystiques.
Il est l'auteur d'un
ouvrage qui s'est maintenu pendant deux ans sur la liste des livres les plus
vendus sur les campus universitaires aux États-Unis : The Tao of Physics,
en français Le Tao de la physique (Éd. Robert Laffont).
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