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Tarzan et Bénédict
suite
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Bénédict, un petit animal
adorable |
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Beaucoup
plus tard...
Ce matin là, alors que j'étais sortie pour
faire quelques emplettes, j'allais ramener chez moi - au lieu des
provisions prévues - un joli rat au joli pelage soyeux et bien fourni !
Lorsque
je l'aperçu, le pauvre rongeur claudiquait misérablement le long d'un
caniveau. Son état misérable me fit pitié et je ne pus m'empêcher de le
recueillir délicatement entre mes mains. Le rat se laissa faire sans opposer
de résistance en me toisant de ses petits yeux luisants de détresse. Son
petit ventre rond était tout blanc et son petit coeur battait très vite. Ne
sachant trop qu'en faire, je décidai de faire demi-tour pour le ramener chez
moi n'ayant pas le coeur de le laisser ainsi sans défense face aux périls de
la rue.
Mon appartement serait suffisamment
grand pour lui et moi, me dis-je. Un rat ça ne prend pas de place, même
à l'âge adulte, et celui-ci était d'une taille tout ce qu'il y a de
plus normal !
S'il acceptait de rester, il aurait l'occasion de se divertir, car il
arrivait qu'une souris égarée traversât en un éclair l'une ou l'autre
pièce de mon appartement. J'espérais donc que mon invitation lui
plairait...
Je baptisai mon nouveau locataire d'un nom qu'il accepta d'emblée et sans rechigner : Bénédict, sans "e" au bout : c'était un mâle!
Muni de ce nouvel état civil mon petit rongeur pouvait maintenant
décliner fièrement son nom et son adresse. Il faisait désormais partie
de la bonne société des rats civilisés et notre cohabitation pouvait
commencer sous les meilleurs auspices ...
Le petit animal prit rapidement possession de ses nouveaux quartiers. On
eût dit qu'il les avait toujours fréquentés car il trouva très vite ses
repères parmi les recoins nombreux de l'appartement.
Je lui achetai
cependant une cage pour qu'il se sente encore mieux à l'abri et qu'il ne
risque pas de se retrouver un jour sous mes semelles par inadvertance !
C'est ainsi que démarra notre amitié complice où chacun allait respecter
l'autre et ses "différences" pendant plusieurs années!
Je ne
tardai pas à découvrir que Bénédict était doté d'une espèce de sixième
sens pas très éloigné de la télépathie ! Certes, je l'avais sauvé d'une
vie pitoyable, mais sa reconnaissance dépassa bien vite ce qu'on peut
attendre d'un animal de cette espèce. Il devint de plus en plus amitieux
au fil du temps et se mit à assumer avec joie le rôle affectif d'un
animal de compagnie. Intelligent, il captait la moindre attention à son égard et me faisait
toujours la fête à mon retour. Tous les jours
il allait chercher le courrier passé sous la porte et me
l'apportait comme le font certains chiens !
Bénédict était extrêmement drôle. Fantaisiste à souhait, il faisait
toujours le pitre. Mais il était aussi d'une propreté exemplaire, faisant ses
besoins toujours au même endroit dans sa cage.
Son petit corps soyeux sentait toujours bon car il se lavait tous les
jours comme un chat. Mais ce
qui me fascinait le plus chez lui c'étaient ses petits yeux noirs en
amande qui m'observaient sans cesse et scrutaient chacun de mes gestes...
Il s'entendit à merveille avec
Cha-Cha, mon petit bichon de l'époque qui l'accepta à sa façon en lui
affichant une superbe indifférence, mais sans jalousie. Nous fîmes ainsi
"ménage à trois" pendant plusieurs années pour notre plus grand bonheur
jusqu'à ce que Cha-Cha, atteinte de diabète, et ensuite Bénédict, me
quittent pour l'autre monde.
D'autres animaux égayèrent mon existence par la suite et encore à
l'heure actuelle mon plus grand bonheur est de vivre entourée de chiens
, de chevaux, de chats, de poules, d'animaux de ferme paisibles et de
nombreuses espèces d'oiseaux du ciel qui ne sont jamais laissés sans
nourriture.
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Les pages de Priya - Autobiographie
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