FRANCE LECTURE
 

 

 

 

     

 

 

 
   

 

   
       


 

 

 

 

 

 






 

  Une Egypte "Tout-Amon-Coeur"
 
 Voyage astral dans le temps

Un jour, se présenta à moi un personnage illustre appartenant à l'histoire de l'ancienne Egypte. Peut-être eus-je été plus à l'aise avec Akhenaton, le pharaon poète, époux de Néfertiti. Mais on ne choisit pas. Ce fut son digne successeur sur le trône d'Egypte qui vine s'imposer à moi : Tout Ankh Amon !
 

 

Ecritures

Sur la rive occidentale du Nil,
face aux temples d'ocre,
Tu m'as fait signe.
Et à l'intérieur de la pyramide de Kheops
j'ai entendu ta voix.

Dans les sous-sols du cimetière des Babouins sacrés
j'ai marché dans la poussière de tes pas.
Et jusqu'au plus profond des tombeaux
de ta nécropole ensablée
je suis descendue.

Là, le coeur battant,
au milieu de tes vestiges,
je t'ai attendu en t'offrant
la lumière de mon âme,
cultivant l'espoir insensé de partager avec toi
le souffle de tes Mystères.

Et soudain
dans ton antre sacré
Je t'ai perçu,
auréolé d'une douce lumière d'or,
émergeant des brumes de souvenirs lointains.

Etre d'Amon Rê
Tu as ressurgi
m'invitant à me rapprocher de toi.
Tu étais fidèle au rendez-vous.
J'y étais aussi...


Phrases écrites lors d'une de mes méditations
face à la pyramide de Kheops.

 

Fortement intéressée par l'Egypte pharaonique depuis quelques années, mon engouement se focalisait tout spécialement sur les dernières dynasties du Nouvel Empire. Les circonstances de la découverte du tombeau de Tout Ankh Amon, avec cette récurrence d'accidents troublants qui semblaient avoir pourchassé les profanateurs de sa sépulture, même si cela n'était qu'une légende, avaient été le détonateur de ma passion.
En tout cas, je me demandais parfois si après autant de siècles recouvert par la poussière du temps, la magie de cette époque lointaine était encore vivace. J'obtins un soir une première réponse à cette interrogation.

Comme toujours plongée dans un livre avant de m'endormir, et alors que j'avais entre les mains celui de Georges Cantu intitulé "Les dramatiques prophéties des pyramides",  l'atmosphère de ma chambre se chargea soudain d'une vibration électrique indéfinissable.
La seconde suivante, une forme vaporeuse prenait corps à deux mètres environ de mon lit. Je reconnus instantanément le visage de mon visiteur  lumineux.
Couvert de sa coiffe royale striée d'or et de bleu surmontée d'un cobra et le cou entouré d'un collier de feuilles d'or ciselées incrusté de pierres fines, aucun doute n'était permis. C'était bien Tout Ankh Amon qui fixait sur moi son regard pénétrant !

Mon livre m'en tomba des mains. Et pour cause. Ressurgirent de ma mémoire les rumeurs qui avaient circulé à son propos : vingt-trois personnes mortes prématurément, foudroyées pour la plupart dans les six années qui suivirent la découverte de son tombeau. Et c'était sans compter la salle du musée du cinquantenaire à Bruxelles, qui avait prit feu le jour où venait d'y être exposé un collier en faïence lui ayant appartenu ! C'est du moins ce que l'on raconte.
Mais l'Egyptien en cet instant donnait plutôt l'impression d'un être empreint d'une sérénité magnanime.
Son corps astral, nimbé d'une splendide aura rayonnante, mélange subtil de jaune étincelant et d'ocre orangé, était loin de ressembler à l'ectoplasme du "traditionnel" fantôme. D'une ampleur impressionnante, cette aura s'élargissait jusqu'aux quatre coins de ma chambre caressant les murs de rose et de pastel doré.
La qualité et la transparence de cette émanation énergétique ne pouvaient trahir son origine. Le Pharaon devait appartenir à une haute sphère lumineuse, inaccessible au commun des mortels.


Mais quelle pouvait bien être la raison de cette visite nocturne imprévue ? Tout Ankh Amon voulait-il lui aussi m'octroyer une preuve de sa survivance, comme l'avait fait d'autres de mes connaissances avant lui ? En tous cas, il ne disait mot, se contentant de me fixer d'un air grave comme s'il fouillait le fond de mes pensées.

J'eus l'impression qu'il aurait pu rester ainsi, dressé au coeur de sa lumière, pendant des heures. Impressionnée à souhait,  j'eus souhaité qu'il me parla, qu'il prononça ne fut-ce qu'un mot, tant la tension du moment m'était devenue insupportable. Mais les lèvres charnues du Pharaon restaient hermétiquement closes, comme s'il lui plaisait de conserver l'immobilité de son masque.
Comme souvent, la vision fugitive et tremblotante se ternit malheureusement bien vite pour se muer en un nuage trouble qui disparut lui aussi, laissant traîner dans son sillage rosâtre un parfum indéfinissable de riche soie embaumée.
"L'entrevue" était terminée...

On pourrait se demander pourquoi un personnage aussi légendaire venait se manifester à moi. Je peux tenter une explication logique.
Etant fortement intéressée par Tout Ankh Amon, je pensais donc régulièrement à lui. Nos pensées étant facilement captées par les êtres de l'au-delà, il était donc au courant de mon intérêt pour lui et peut-être vit-il ou eut-il conscience de mon canal médiumnique.
Je rappelle que cette faculté, lorsqu'elle est suffisamment développée, est visible au regard des clairvoyants et des Esprits sous forme d'un cône lumineux qui s'élève à partir de la tête.
Le Pharaon pouvait dès lors décider de se montrer et de communiquer avec moi. Ce qu'il fit ce soir-là.

* * *

Peu après, un autre soir, confortablement assise dans mon divan, les yeux toujours plongés dans le même livre de Cantu, j'en étais bizarrement arrivée à ce passage : "... et voici qu'à l'hôtel continental, Lord Carnavon, qui avait découvert le tombeau de Tout Ankh Amon, toujours tremblant de fièvre, expira de son dernier soupir, tandis que toutes les lumières de l'hôtel ainsi que celles de la ville s'éteignirent..."

Stupéfaction ! A l'instant même où je lisais ces lignes, les lumières de mon salon s'éteignaient à leur tour, me plongeant dans l'obscurité la plus complète !
J'avais peine à croire que c'était une simple coïncidence.
Je venais donc à mon tour d'être l'objet de la malice de ce farceur de Tout Ankh Amon! A moins qu'il ne s'agisse d'une réaction due à son puissant égrégore ?
Pas rassurée pour un sou, je le priai mentalement de bien vouloir quitter les lieux. Ce qu'il fit, mais seulement après avoir prononcé ces mots :

- Es-tu convaincue à présent ?

L'instant d'après les lumières se rallumaient, comme par enchantement, me laissant complètement perplexe !
Finalement, j'abandonnai le livre de Cantu, car chaque fois que je voulais en reprendre sa lecture, des craquements sinistres et autres bruits déconcertants envahissaient mon appartement. Et à chaque fois, les lumières clignotaient, s'éteignaient puis se rallumaient !

* * *

Une autre fois, le pharaon farceur vint me jouer un autre de ses tours.
Au hasard de mes lectures, j'avais appris qu'il était possible de recueillir des voix de l'au-delà par l'intermédiaire d'un simple enregistreur. C'est du moins ce qu'affirmaient certains spirites.
Résolue de tenter l'expérience avec mon Pharaon, je pris la résolution de toujours conserver à portée de main mon petit magnétophone portatif, et tout spécialement la nuit, car on sait que celle-ci reste un moment de prédilection pour l'apparition des fantômes !
Donc, avant de m'endormir, je plaçais le petit appareil près de mon oreiller, à tout hasard. Je le laissais enregistrer à vide, sachant qu'au bout de quarante-cinq minutes il s'arrêterait d'office lorsque la bande serait achevée.
Pour rien au monde, je n'aurais voulu manquer l'occasion de capturer la voix du Pharaon, si d'aventure il se manifestait encore et daignait me parler. Ce qui me semblait peu probable.
Au bout d'un mois rien d'anormal ne s'était produit.
Déçue, j'allais définitivement reléguer l'enregistreur au placard quand enfin ma patience fut récompensée. Le pharaon avait fini par se manifester. Mais il le fit de façon si brutale qu'il me fit bondir du lit comme un ressort !

Sur le point de m'endormir, j'avais d'abord ressenti l'émergence d'une présence subtile, puis, une lueur douceâtre avait illuminé fortement ma chambre. Le pharaon venait d'apparaître au centre du halo de lumière. L'ombre d'un sourire accrochée au coin des lèvres, il semblait se divertir de ma frayeur. D'un air un rien narquois il m'interrogea comme la première fois :

- As-tu peur de moi?

Et ce fut tout. L'instant d'après il s'échappait de ma vision, probablement pour ne pas m'effrayer davantage !

Le lendemain, persuadée que sa question m'était parvenue par télépathie, donc inaudible pour mon appareil, je réécoutai malgré tout la bande, afin d'en avoir le coeur net.
L'oreille penchée en direction du petit haut-parleur, seul un doux ronronnement me parvenait de l'appareil. La bande magnétique défila ainsi pendant un bon moment quand une voix caverneuse se mit finalement à parler ! Une voix qui répétait la phrase que Tout Ankh Amon avait prononcée la veille. Mon enregistreur l'avait donc captée ! Elle me questionnait à nouveau : as-tu peur de moi ? !

J'avais donc la preuve que le Pharaon ne s'était pas exprimé par télépathie mais bien d'une façon plus tangible, plus "matérielle".
Et toutes les personnes à qui je fis entendre l'enregistrement en furent vivement impressionnées...

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