FRANCE LECTURE
 

 

 

 

     

 

 

 
   

 

   
       


 


 

 

 

 

 

 

 

 






 

  Les maîtres de lumière
 
 Un grand yogi me salue


D
ans le courant du mois de novembre 1987 j'entrepris une série de dédoublements qui allaient se poursuivrent durant sept nuits consécutives. Le chiffre sept, chiffre sacré par excellence, allait donc marqué de son sceau mystérieux ces randonnées astrales étonnantes.

 

Mais commençons par le début.

Quelques jours à peine avant de vivre ces événements exceptionnels, j'avais acquis un livre relatant de façon très vivante l'itinéraire spirituel d'un grand Saint de l'Inde contemporaine.
Les circonstances dans lesquelles je m'étais procuré cet ouvrage étaient d'ailleurs fort troublantes. Tandis que j'allais passer à la caisse d'une librairie pour régler mes achats, je fus poussée à retourner au fond du magasin. L'inspiration venue d'en haut me guida jusqu'à un ouvrage coincé parmi d'autres sur une haute étagère. Dès que j'eus dégagé l'ouvrage du rayon, celui-ci palpita dans mes mains comme s'il recelait en son sein une énergie mystérieuse.
Un personnage, photographié en noir et blanc illustrait la couverture. Son regard était d'une grande pureté. Sans savoir qui il était, je me dis intérieurement que des yeux comme ceux-là, qui reflétaient un amour aussi immaculé, devaient avoir vu Dieu.

Je me concentrai quelques instants sur cette photo afin d'essayer d'en ressentir la charge vibratoire. Celle-ci ne se fit pas attendre. Une lumière vive se propulsa dans mon regard, me brouillant complètement la vue ! Selon mon expérience médiumnique, seul un être authentique, un être d'amour, était capable de provoquer une telle émission d'énergie. Et si c'était bien ce personnage mystérieux qui en était le dispensateur, je ne devais pas hésiter une seconde. Je m'empressai donc d'ajouter ce livre à mes achats. Il s'intitulait : Autobiographie d'un Yogi. Il était écrit par un indien nommé Parahamsa Yogananda...

Dès le soir même, je me plongeai avec curiosité dans la lecture de ce livre spirituel acquis d'une façon bien étrange. Peu après avoir parcouru les premiers chapitres, je fis un premier dédoublement astral.
Ce soir-là, à peine endormie, je fus projetée directement en présence de l'auteur du livre qui, je le rappelle, avait rejoint les sphères subtiles le 7 mars 1952.
Je le reconnus. C'était facile : son visage était quasi identique à celui de la couverture de mon livre. Seule une transparence astrale le différenciait de son apparence physique antérieure et quoi qu'assez lumineux, ses traits étaient suffisamment distincts pour que je l'identifie sans hésitation.


Ma deuxième surprise fut de me rendre compte que l'environnement astral où nous nous trouvions était tout à fait similaire à celui que j'avais connu avec Li Tsieng lors d'un autre dédoublement. Ici aussi s'étalaient à perte de vue de hautes montagnes enneigées semblables à celles de l'Himalaya.
Le grand Yogi me salua, m'expliqua en quelques mots le but de ma venue en ce lieu, puis m'entraîna à sa suite jusqu'à un temple isolé et comme  perdu dans l'immensité poudreuse. Arrivés au portail, il m'invita à entrer avant de s'éclipser lui-même
discrètement.
Je pénétrai donc à l'intérieur de l'édifice religieux...

C'est ainsi que je me retrouvai tout de go au beau milieu d'un groupe de moines plongés dans une profonde méditation ! Ne sachant pas si ceux-ci étaient conscients ou non de ma présence, je m'empressai de m'éloigner un peu afin de ne pas les gêner.
Mais deux moines au moins avaient perçu mon intrusion. Ils s'avancèrent vers moi et m'invitèrent à les suivre sans me poser de questions.
Notre petit trio improvisé se retrouva alors dans une salle de dimension plus modeste munie de lourdes draperies orientales. Ici et là, posés sur des socles de bois, trônaient de jolies statuettes d'or ciselé.
Cette salle à l'atmosphère feutrée, imprégnée d'un agréable parfum d'encens, dégageait un bonheur tranquille. Un énorme livre à la couverture rouge et aux enluminures dorées était posé sur une vieille table en bois lourde et massive. De nombreux feuillets épais, semblables à des parchemins, en débordaient ici et là. L'ensemble était retenu par quelques
menues ficelles de chanvre.

On m'enjoignit de m'approcher du livre et de l'ouvrir, ce que je fis. Mes yeux scrutèrent la page ainsi ouverte au hasard devant moi.
Bien qu'écrit dans une langue étrangère, semblable à du sanscrit, je pouvais lire le texte sans difficulté. Ce type d'écriture pourtant archaïque produisait sur moi une étrange sensation de familiarité.
Je jetai un coup d'oeil sur les pages suivantes. Elles étaient toutes du même acabit et parlaient de spiritualité. A mon grand étonnement, je comprenais non seulement parfaitement ces textes mais je les connaissais pour ainsi dire par coeur!
Les moines s'étant retirés, je poursuivis en silence la lecture du livre sacré. Je ne peux dire combien de temps cela dura mais le jour pointait déjà lorsque je réintégrai mon corps physique.


La première chose qui me vint à l'esprit, dès mon réveil, fut d'essayer de me remémorer le contenu de ma lecture astrale. Mais j'en fus incapable. Un immense trou béait dans ma mémoire.
Afin de vérifier si celle-ci avait au moins conserver sa faculté de déchiffrer le sanscrit, j'allais chercher ma bhagavad gita. Mais je dus me rendre à l'évidence : j'étais bien revenue sur terre sans mes prodigieuses facultés...

Comment expliquer de façon rationnelle que j'avais conserver un souvenir intact de ce dédoublement alors qu'en même temps je ne me rappelais plus de ma lecture ?
Yogananda m'éclaira peu après à ce sujet.
Il m'expliqua que je n'avais en fait rien oublié. Mon subconscient avait parfaitement enregistré ma lecture et il pouvait m'en restituer le moindre détail, mais uniquement en certaines circonstances d'élévation de
conscience.

Le pape Jean XXIII a relaté dans ses mémoires une expérience de dédoublement similaire à la mienne. Il voulut lui aussi consigner dans son livre de notes personnelles ce qu'il avait appris dans le grand Livre de la Connaissance. Mais lorsqu'il prit un crayon et s'apprêta à écrire, sa main demeura inerte et son esprit complètement vide.
Une autre de ses facultés était de pouvoir distinguer les esprits malhonnêtes ou peu scrupuleux des honnêtes gens. Il lui suffisait de se concentrer sur leur aura et d'observer ses couleurs et son rayonnement. Il est vrai que c'est une façon infaillible de détecter les intentions perverses.
"Même exposé à la violente clarté du soleil, les mystificateurs portent toujours une ombre sur leur visage" disait-il.

Le lendemain, je fis un deuxième dédoublement, toujours dans l'Himalaya. Yogananda me conduisit cette fois jusqu'à un autre petit temple isolé dans les montagnes. Comme la fois précédente, il me laissa seule dès que j'y pénétrai. Un homme au crâne chauve, âgé d'une soixantaine d'années, était assis là à même le sol. Pour avoir déjà vu des photos de lui au hasard de mes lectures, je le reconnus aussitôt. Il s'agissait de Sri Nityananda, le maître spirituel qui enseignait à ses disciples le Paraspara devo bhava, c'est à dire la méditation sur l'unité divine de tout être. Page suivante
 



   Les pages de Priya - Autobiographie
 

 
 
     
   

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