FRANCE LECTURE
 

 

 

 

     

 

 

 
   

 

   
       


 


 

 

 

 

 

 

 

 






 

  Les maîtres de lumière  suite
 
 Gandhi, Muktananda, Nithyananda...

 

Sans qu'il eut besoin de me le confirmer, je devinai que ce temple
était la demeure astrale de Nithyananda, ce siddha Parfait.

 

Un petit bassin aquatique d'une dizaine de mètres carrés, entouré de plantes vertes,occupait le milieu du temple. Sur un des bords était allongé un crocodile dont les yeux jaunes lançaient des étincelles dans la semi pénombre. Surprise,  je fis un pas en arrière. Nityananda, dont l'aura brillait d'un pur halo lumineux, eut un léger sourire et me rassura :

- Ne t'inquiète pas. Cet animal est béni des Dieux. Il est totalement inoffensif.

Ce reptile me fit tout de suite penser à Sobek, l'animal sacré de la mythologie égyptienne, le Dieu de la fécondité.

- Si tu as des questions à me poser, n'hésite pas, me fit d'emblée Nityananda.

Me vint à l'esprit l'état de santé préoccupant d'une personne de mes connaissances. Le Maître, qui avait deviné ma pensée, fit apparaître en un clin d'oeil dans sa main la photo astrale de ladite personne !
Il me la tendit.

- Il s'agit bien de cette personne ?

Je répondis par l'affirmative.
Nityananda m'affirma alors sur un ton qui ne prêtait à aucune réplique :

- Cette personne ne vit pas dans la lumière !

- Qu'entendez-vous par là ? lui demandais-je.

- Etre dans la Lumière signifie être dégagé de toute influence négative et avoir renoncé à l'emprise de l'individualité limitée.

Le Sage m'expliqua encore d'autres choses avant que je ne redescende promptement vers la matière. J'étais vraiment heureuse d'avoir rencontré ce Maître capable lui aussi de transmettre par une shaktipat son énergie spirituelle. De tels saints, ayant opéré une fusion totale avec le Soi, sont une réelle bénédiction pour l'humanité.
Ainsi s'acheva cette seconde sortie astrale.

Au cours de ces projections, il me fut donné de découvrir de multiples facettes des possibilités offertes par le plan astral.
Certains des édifices rencontrés étaient selon moi la doublure astrale de temples existant encore dans l'Himalaya, alors que d'autres continuaient simplement d'apparaître en tant que souvenir et d'émanation persistante d'un lointain passé. Ceci est un des exemples que nous offre l'Akasha, cette Mémoire de l'univers qui conserve dans ses annales la totalité des événements survenus depuis l'aube des temps.

La troisième nuit, Yogananda m'emmena, non plus vers un temple, mais vers une petite école. Comme à l'accoutumée, il me laissa pénétrer seule dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Je me dirigeai vers une classe située au rez-de-chaussée. Une cinquantaine d'élèves de tous âges étaient présents, dont une majorité d'hommes. Seules deux ou trois femmes faisaient partie du groupe. Les murs blancs de la classe accentuaient encore la sobriété du lieu dépourvu de bancs et de pupitres. Tout le monde était assis à même le sol les jambes repliées. Les élèves suivaient attentivement le discours d'un instructeur installé dans un fauteuil face à eux. Il s'agissait probablement de personnes dédoublées dans leur sommeil comme moi.
Lorsque je fis irruption dans la classe, l'homme m'invita du regard à prendre place au fond de la classe, ce que je fis discrètement afin de ne pas perturber le cours.

Le maître s'exprimait dans une langue orientale qui me parut être de l'hindi. Cela ne m'empêchait nullement de comprendre le sens de ses paroles que je captais mentalement. Le cours concernait les postures à adopter lors de la méditation. Le maître expliquait que la position classique du lotus où le dos est maintenu bien droit était la meilleure. Il ajouta cependant qu'elle n'était pas d'une nécessité absolue. Les personnes handicapées, alitées, ayant des scolioses ou d'autres problèmes du dos empêchant cette position pouvaient très bien choisir une autre façon de s'asseoir. Cela n'intervenait ni sur la qualité ni sur le bon déroulement de la méditation. L'important étant d'adopter une position confortable.
L'instructeur spirituel ne m'était pas inconnu. Il s'agissait de Muktananda, disciple émérite de Nithyananda et vénéré comme lui en Inde en tant que Maître shivaïste Parfait.
Je ne pus malheureusement assister à la fin de l'exposé. Il me fallait à nouveau prendre le chemin du retour vers le monde tangible.

La quatrième nuit me projeta dans un autre temple, radicalement différent des précédents. Flanqué de hautes tours et agrippé au flanc d'une montagne abrupte, il ressemblait davantage à une citadelle médiévale.
Après avoir pénétré dans l'antre sacré sur l'invitation de mon Guide, j'entendis s'avancer vers moi le bruissement d'une étoffe froissée. S'ensuivit l'apparition en ce lieu retiré d'une des plus grandes personnalités spirituelles et politiques de l'Inde moderne : le Mahatma Gandhi !
A l'instar des êtres évoluant dans les sphères évoluées de la conscience, le grand homme dégageait un rayonnement limpide.
J'en étais toute remuée, impressionnée à souhait de me retrouver ainsi en compagnie privée de cette immense figure emblématique indienne.
Je me levai et le saluai respectueusement.

- Viens, me dit-il.

Selon mes souvenirs, ce fut d'ailleurs le seul mot prononcé lors de notre entrevue ! Je me demandai même par la suite si je n'étais pas tombée sur son jour de silence, comme du temps de son vivant sur terre quand il s'abstenait de parler tous les lundis !

Nous traversâmes lui et moi dans une sorte de communion silencieuse une grande salle frappée d'éclats de lumière.
Ma mémoire enregistra au passage la présence en ce lieu d'autres personnes plongées dans une méditation profonde qui ne remarquèrent même pas notre présence.
Je ne me rappelle malheureusement pas de la suite de cette aventure survenue en compagnie du Mahatma Gandhi dans les limbes astrales. Ma mémoire me fit à nouveau défaut lors du retour.
Ainsi s'acheva ma quatrième nuit de dédoublement.

Le lendemain soir, nouveau voyage astral. Cette fois j'allais me retrouver en présence d'un autre "monstre sacré" de la spiritualité hindoue : Babaji, dont j'avais appris l'existence par le livre de Yogananda... Page suivante
 



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