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Les maîtres de lumière
suite
Sans qu'il eut besoin
de me le confirmer, je devinai que ce temple
Un petit bassin aquatique d'une dizaine de mètres carrés, entouré de
plantes vertes,occupait le milieu du temple. Sur un des bords était allongé un crocodile dont les yeux
jaunes lançaient des étincelles dans la semi
pénombre. Surprise, je fis un pas en
arrière. Nityananda, dont l'aura brillait d'un pur halo lumineux, eut un
léger sourire et me rassura :
Je répondis par l'affirmative. - Cette personne ne vit pas dans la lumière ! - Qu'entendez-vous par là ? lui demandais-je.
- Etre dans la Lumière signifie
être dégagé de toute influence négative et avoir renoncé à l'emprise de
l'individualité limitée.
Au cours de ces projections, il me
fut donné de découvrir de multiples facettes des possibilités offertes par le plan astral.
La troisième nuit, Yogananda
m'emmena, non plus vers un temple, mais vers une petite école. Comme à
l'accoutumée, il me laissa pénétrer seule dans l'enceinte de
l'établissement scolaire. Je me dirigeai vers une classe située au
rez-de-chaussée. Une cinquantaine d'élèves de tous âges étaient
présents, dont une majorité d'hommes. Seules deux ou trois femmes
faisaient partie du groupe. Les murs blancs de la classe accentuaient
encore la sobriété du lieu dépourvu de bancs et de pupitres. Tout le
monde était assis à même le sol les jambes repliées. Les élèves
suivaient attentivement le discours d'un instructeur installé dans un fauteuil face à eux.
Il s'agissait probablement de personnes dédoublées dans leur sommeil
comme moi.
Le maître s'exprimait dans une
langue orientale qui me parut être de l'hindi. Cela ne m'empêchait
nullement de comprendre le sens de ses paroles que je captais
mentalement. Le cours concernait les postures à adopter lors
de la méditation. Le maître expliquait que la position classique du lotus
où le dos est maintenu bien droit était la meilleure. Il ajouta
cependant qu'elle n'était pas d'une nécessité absolue. Les personnes
handicapées, alitées, ayant des scolioses ou d'autres problèmes du dos
empêchant cette position pouvaient très bien choisir une autre façon de
s'asseoir. Cela n'intervenait ni sur la qualité ni sur le bon
déroulement de la méditation. L'important étant d'adopter une position confortable.
La quatrième nuit me projeta dans
un autre temple, radicalement différent des précédents. Flanqué de hautes
tours et agrippé au flanc d'une montagne
abrupte, il ressemblait davantage à une citadelle médiévale. - Viens, me dit-il. Selon mes souvenirs, ce fut d'ailleurs le seul mot prononcé lors de notre entrevue ! Je me demandai même par la suite si je n'étais pas tombée sur son jour de silence, comme du temps de son vivant sur terre quand il s'abstenait de parler tous les lundis !
Nous traversâmes lui et moi dans une sorte de
communion silencieuse une grande salle frappée d'éclats de lumière.
Le lendemain soir, nouveau voyage
astral. Cette fois j'allais me
retrouver en présence d'un autre "monstre sacré" de la spiritualité
hindoue : Babaji, dont j'avais appris l'existence par le livre de
Yogananda...
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